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Le risque de la co-dépendance

Pour rendre la situation viable, l'entourage assume parfois les tâches et responsabilités délaissées par la personne consommatrice. Il arrive aussi que, pour l'aider, les proches la protègent des conséquences de sa consommation: par exemple téléphoner à la place de la personne qui a consommé pour excuser son absence.
Certains de ces comportements, plutôt qu'améliorer la situation, permettent qu'elle continue. Les proches se sentent alors épuisés, ils ont le sentiment de ne plus exister en dehors du problème. Finalement le problème de consommation de l'autre est devenu LEUR problème. Ce mécanisme courant et connu s'appelle la codépendance. Elle touche plus particulièrement le partenaire d'une personne dépendante mais peut aussi concerner les parents, enfants, amis, collègues, et plus fréquemment les femmes que les hommes.

Je suis codépendante, j'ai besoin d'aide
Bonjour, J'ai besoin de votre aide pour m'aider dans ma co-dépendance dont j'ai conscience. J'ai envie de changer mon comportement mais j'ai besoin d'indices. Je sais qu'il ne faut pas l'engueuler ou lui faire des reproches quand il a bu, mais j'ai beaucoup de difficultés. Je fais chambre à part lorsqu'il a bu car je ne supporte pas l'odeur et les ronflements qui sont sources d'insomnies pour moi. Maintenant il trouve que je travaille trop peu(60%) alors que j'assume tout le ménage, les courses, notre enfant, les repas même si je travaille, car quand je rentre il est avachi saoul et dort. Evidemment je lui fais une remarque, et il me répond à chaque fois que j'aurais dû lui dire ce qu'il fallait faire et il repart sur le canapé. Là je ne sais quoi faire. Un grand Merci pour vos réponses.

Bonjour,
Vivre avec une personne dépendante est difficile. On peut inciter la personne à diminuer sa consommation, à changer… mais on ne peut pas arrêter de boire à sa place.
 Il n’est pas facile de trouver les mots justes pour dire à la personne dépendante ce que l’on ressent et ce qui nous inquiète. Il arrive parfois que les paroles résonnent comme des accusations et la personne alcoolique se sent alors agressée et peut réagir fortement. C'est pourquoi il est important de parler en disant «JE» et non Tu». Vous pouvez, par exemple, lui dire «Je souffre de te voir ainsi et, par exemple, je m’inquiète pour notre famille». Un dialogue devient ainsi possible sans que l'un ou l'autre interlocuteur ne se sente coupable ou pris en faute et ne puisse réagir que par la défensive. Vous pouvez aussi, comme vous le faites, poser des limites et vous en tenir.
Plutôt que d’espérer que votre conjoint change, essayez de voir ce que vous-même pouvez changer dans votre attitude au sein du couple, ceci aura nécessairement une influence sur son comportement à lui.

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