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Questions-réponses

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Questions actuelles


aide pour son compagnon alcoolodépendant 06.01.2012
Pseudo:
haricot (masculin, SG, 1944)
Thème(s):
Adresses, Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour!

Mon partenaire souffre depuis beaucoup d'années de son alcoolisme. Les séjours dans des cliniques se suivent à interval toujours plus courts. Le séjour à Wattwil n'a pas apporté le succès. 9 semaines dans une clinique psychiatrique non plus. Maintenant, il me demande encore une chance, je devrais encore l'accompagner en soutenant son désir de ne plus boire. Mais comme il refuse le soutien par le médicament Antabus, je suis sure du prochain échec et je voudrais me retirer pour être là quand il aura prouvé qu'il y arrive sans mon soutien quotidien, sans partager cette vie qui est toujours menacé par l'alcool. Y a-t-il des foyers ou appartements pour des hommes avec ce problème? Quelle pourrait être la solution et l'aide dans ce cas pour un homme très intelligent? Je remercie à l'avance tous qui se donneront la peine de me répondre, en allemand ou en français!

Réponse:

Bonjour,
Je lis et comprends, dans ce que vous écrivez, votre désarroi face à une situation, la maladie alcoolique de votre partenaire, qui dure depuis longtemps…
Comme il ne veut pas prendre de l'Antabuse, et que vous craignez une rechute probable et possible, vous avez envie de vous protéger et le laisser se faire aider par une structure lui apportant une autre forme d'aide que celle que vous lui fournissez depuis de nombreuses années.
Peut-être serait-il utile, si vous ne l'avez pas encore fait, de consulter un service ambulatoire pour lui et vous-même, afin que vous puissiez exprimer vos peurs, craintes mais également vos espoirs et projets avec l'appui d'une personne connaissant ce genre de situations.
Comme je ne connais pas les "Fachstellen" du canton de St-Gall, je vous mets en lien  l'adresse Internet d'un site qui vous permettra de faire le choix pour cette démarche: www.infodrog.ch/index.php/suchtindex.html.
Par ailleurs, si nous le savez pas encore, il existe des groupes de paroles "Al-anon" pour les proches de personnes alcoolodépendantes. Voici leur numéro de téléphone et lien Internet: 0848 848 843 et www.alanon.ch.
J'espère que ces quelques informations vous permettrons de garder espoir dans cette période si difficile.
Avec mes meilleures pensées

La mère de ma copine est alcolodépendante, où trouver de l'aide? 28.11.2011
Pseudo:
Odyssée (masculin, VD, 1991)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour,

 

Depuis 2 ans, je sors avec cette fille formidable. Mais sa mère est alcoolique. Cela fait des années, mais depuis que son mari a demandé le divorce, c'est de pire en pire. De plus elle s'est trouvé un "ami" avec qui elle boit encore plus, de 10h du matin à 22-23h du soir ! Elle a un travail à temps partiel et ne trouve pas d'autre emploi, ce qui lui donne largement le temps de s'alcooliser tous les jours. Lorsqu'elle rentre, elle tient à peine sur ses jambes et évidemment, nie avoir bu, ou affirme n'avoir bu qu'une bière, ou qu'un gin. Elle est très agressive, et cherche la petite bête à chaque fois, et cela fini dans des hurlements entre elle et mon amie, ou son frère, ou les 3 ensemble... Cela pèse sur mon amie et son frère qui ne savent pas quoi faire. J'ai peur qu'une fois la dispute ne vire réellement au drame ! Que faire pour la mère si elle ne veut pas entendre raison ? Et comment aider mon amie et son frère ?

 

Merci de votre aide...

Réponse:

Bonjour,

Merci de votre question qui témoigne de votre confiance à l’égard d’Addiction Info Suisse. Vous avez tout à fait raison d’aider votre amie à trouver de l’aide pour elle et ses frères, il ne faut pas rester seul avec toutes ces difficultés.

Lorsqu’un parent consomme de l’alcool, toute la famille en est touchée. Votre amie et ses frères en souffrent, vous également mais tout autant la mère alcoolodépendante qui n’arrive pas encore à accepter sa maladie. Car l’alcoolisme c’est vraiment une maladie. Et ce n’est pas parce qu’elle ne reconnaît pas sa consommation qu’elle n’est pas consciente qu’elle se met en danger mais plutôt qu’elle ne peut pas. Pour les personnes alcoolodépendantes, être alcoolique, c’est être un peu comme être « le clodo » au fond du caniveau… et donc elle ne peut pas se comparer à lui, puisqu’elle « fonctionne » plus ou moins correctement dans la société, elle a un travail… Et c’est seul la personne elle-même qui peut décider de se soigner. Pour l’instant la mère de votre copine n’arrive pas à regarder en face sa situation.

Alors que peut-on faire ? Déjà le fait de connaître un peu ce que vit une personne alcoolodépendante permet à l’entourage de prendre des mesures pour s’en sortir. Il existe par exemple des groupes de parole pour l’entourage des personnes alcoolodépendantes, vous trouvez des informations sur www.alanon.ch/les_reunions/. Vous pouvez aussi inviter votre amie et ses frères d’aller voir le site développer par notre institution pour les enfants de parents alcoolodépendants : www.maman.boit. Ils peuvent également s’adresser aux Oliviers, un centre spécialisé dans la prise en charge des personnes alcoolodépendantes et de leur entourage. Ce sont des professionnels très compétents qui pourront accompagner la fratrie ou l’un ou l’autre dans une démarche pour s’en sortir et ne pas prendre sur soi la maladie de leur maman. Votre amie peut demander à parler Isabelle Corboz ou à sa remplaçante Tél. 021 654 02 20.

Nous restons à dispositions

Bonjour Ma quesion est simple, puis-je interner mon frère pour une cure contre sa volonter? Il s... 11.11.2011
Pseudo:
sagrandesoeur (masculin, GE, 1676)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour

Ma quesion est simple, puis-je interner mon frère pour une cure contre sa volonter?

Il se détruit de jour en jour quand il es trop ivre il rentre pour voler de l'argent et jouer au poker et encore boir..des fois il pert la tête quand il es ivre il vole et il met dans sa poche puis il resort pas il va se coucher et le lendemain matin il a oublier se qu'il a fait... bref mon petit frère ( majeur) a besoin d'aide car il mélange beaucoup avec le canabis et autre je crois aussi. svp aider moi car je peut pas le laisser comme sa et la dicution a ce sujet avec lui ne sert a rien il promet que sa va aller il ment ,se cache,nie...

merci s'est urgent

Réponse:

Bonjour,

Merci de votre question et de la confiance que vous avez à l'égard d'Addiction Info Suisse.

Votre frère souffre et a manifestement besoin d’aide et de soins. Il existe une mesure appelée «privation de liberté à des fins d'assistance». C’est une mesure tutélaire, qui permet de priver temporairement de sa liberté une personne afin d’être prise en charge par un établissement. Dans chaque canton une personne est nommée. Je joins un lien vous permettant d’obtenir de plus ample information : www.socialinfo.ch/cgi-bin/dicoposso/show.cfm

Une autre piste pour Genève, vous pouvez aussi vous adresser directement à l’Unité d’Alcoologie de la polyclinique de Médecine, les spécialistes pourraient vous conseiller judicieusement, tél. 022 372 95 37

Meilleurs messages,

mon fils fume du cannabis et je ne sais plus quoi faire 10.10.2011
Pseudo:
corazon (féminin, VD, 1957)
Thème(s):
Aide pour soi, Aide pour un proche
Substance(s):
Cannabis
Question:

Mon fils consomme du cannabis depuis 2 ans maintenant. Il a 19 ans et est maintenant atteint dans sa santé. Souvent malade, il souffre de troubles digestifs, il a eu une atteinte hépatique. Il a échoué à son examen de fin d'apprentissage et doit refaire une année. Il a un manque total de motivation, vit à huis clos avec son amie dans une pièce de 20 m2. Ils ne sortent jamais, n'ont pas d'amis, tout tourne autour de la consommation. Il refuse tout dialogue, toutes possibilités de s'en sortir. Il fait du tourisme médical afin d'obtenir des certificats médicaux et il est devenu "souffreteux". Je tourne en rond avec ce problème et la vie est devenue ingérable. Dès que je tente d'aborder le sujet, il devient violent et menaçant. Il "aboie" sans cesse à la maison, tel un pitbull. Je sais que je devrais le mettre dehors mais je n'en ai pas le courage. A part ma mère, âgée, et le père de mon fils qui est alcoolique, personne n'est au courant de la situation. Par moments, je suis au bord du suicide tout en sachant pertinemment que cela ne résoudra rien et que ma mère en mourrait de chagrin. Qui pourrais-je contacter pour tenter de l'aider à se sortir de ce circuit infernal?

Réponse:

Bonjour Madame,
Il est évident que vous vivez des moments difficiles…et cela visiblement depuis quelques temps déjà.


Je vois bien qu'il est difficile de vouloir aider votre fils, alors que celui-ci ne souhaite pas l'être et qu'il s'enferme dans sa bulle au sens propre comme au sens figuré. La plupart du temps, les personnes qui consomment d'une manière excessive ont de la peine à le reconnaître et manifestent ce que l'on appelle, le déni. Vouloir se confronter directement à lui, autour de la consommation justement, expose à ce que vous décrivez, à savoir de l'agressivité et de la violence. Cela dit, et même si vous pensez que le mettre dehors n'est que trop difficile pour vous, il vous reste néanmoins la possibilité de lui parler de vous, de votre peine, de votre inquiétude et de la souffrance que cette situation occasion.


Plutôt que de dire, par exemple, "tu fumes trop…", "tu ne fous plus rien…",  essayez plutôt de parler de ce que vous ressentez; "je me fais du souci..", " j'ai peur que..", "cela évoque ceci ou cela chez moi", "je me sens démunie..". En s'exprimant de la sorte, en parlant de soi, on n'accuse pas et on laisse donc à la personne concernée le pouvoir de réagir non pas sur la consommation mais sur ce qu'elle occasionne comme émotions négatives pour les personnes autour d'elle.
Néanmoins, je ressens, dans ce que vous avez écrit, un désarroi tel que vous parlez de suicide. C'est la raison pour laquelle, avant de vous donner des contacts pour votre fils, j'aimerai vous proposer de prendre de soin de vous, notamment, si vous n'avez pas de médecin de famille, de prendre contact avec le groupe d'entraide "Al-Anon, www.alanon.ch , pour les proches affectés par un problème d'alcool. Certes il s'agit d'alcool mais l'important est de pouvoir se sentir écouté et soutenu par des personnes vivant ou ayant vécu des expériences semblables. Leur numéro de téléphone est le suivant: 0848 0848 833.


La piste que je pourrais vous donner pour votre fils, surtout s'il n'a pas envie de se faire aider, c'est de lui proposer d'aller voir quelqu'un avec vous, non pas pour lui puisqu'il n'a "pas de problèmes", mais pour vous, parce que vous ne supportez plus la situation. Vous pouvez contacter aussi bien pour vous que pour votre fils "DEPART",  une structure s'occupant des adolescents et de leur entourage avec une consommation de substances. Sur leur site www.infoset.ch/inst/depart, vous trouverez leurs adresses ainsi que leurs numéros de téléphones à Chavannes-près-Renens, Yverdon-les-Bains et Nyon.


J'espère sincèrement que ces quelques informations sauront vous ouvrir quelques portes d'espoir.
Bien à vous

Consommation de cannabis de mon fils, intervention de la police, comment l'aider? 18.07.2011
Pseudo:
Mandimandi (masculin, VD, 1953)
Thème(s):
Aide pour un proche, Adresses
Substance(s):
Cannabis
Question:

Bonjour,

 

L'automne dernier mon fils majeur s'est fait volé 4 plants de cannabis qu'il faisait poussait dans le jardin familial...la police a intercepté des jeunes en possession des plantes...la police a averti mon fils que les plants seraient détruits sans autres formalités. Il vient de recevoir une convocation à la gendarmerie en tant que prévenu, que risque-t-il?

D'autre part comment aider mon fils à arrêter sa consommation régulière de cannabis, car bien sûr il prétend ne pas être accro, mais je le vois changer, devenir au fil des jours de plus en plus irritable, mal dans sa peau et démuni face à des choix de vie. Je vous remercie de votre lecture, meilleures salutations.

Réponse:

Bonjour,

concernant ce qu'il risque au niveau de la justice, cela dépendra de ses antécédents, s'il destinait ses plants à sa consommation personnelle, ou à la vente qui est plus sévèrement punie, surtout si elle concerne des mineurs. Le détail des nouvelles dispositions légales entrées en vigueur le 1er juillet sont disponibles ici:  www.admin.ch/ch/f/rs/8/812.121.6.fr.pdf

Pour aider votre fils à arrêter sa consommation régulière, vous pouvez vous appuyer sur les faits: ce problème avec la justice, le fait qu'il est irritable, etc. Parlez de votre inquiétude, de votre envie de le soutenir, tout en étant assez ferme: proposez lui de prendre rendez-vous avec un professionnel pour une évaluation de sa situation. Vous pouvez prendre contact avec DEPART, une structure multidisciplinaire qui accompagne les jeunes et leurs familles dans une telle situation. Ce qui veut dire que vous pouvez les contacter également pour trouver du soutien pour vous, pour mieux réagir au quotidien: www.infoset.ch/inst/depart/

En espérant que ces quelques pistes vous seront utiles, nous restons à votre disposition.

vente de tabac à des mineurs 08.07.2011
Pseudo:
posemon (féminin, VD, 1963)
Thème(s):
Législation et politique
Substance(s):
Tabac
Question:

Bonjour,

 

A la station-service où je me rends régulièrement, j'ai pu observer à de multiples reprises que la personne à la caisse vendait des cigarettes à des mineurs (largement moins de 15 ans). La dernière fois, le mineur en question était clairement un enfant et je me suis fortement énervé en menaçant la vendeuse de la dénoncer lors de ma prochaine observation de ce genre. Comment pensez-vous que je dois agir pour faire cesser ces ventes de cigarettes à des mineurs? Merci.

Réponse:

Bonjour Madame,
Depuis 2006, le canton de Vaud a interdit la vente de cigarettes non seulement au moins de 16 ans mais également aux mineurs, c'est-à-dire aux moins de 18 ans également. C'est une interdiction difficile à faire respecter, mais cette modification de la loi vise à protéger les mineurs quant à la toxicité des cigarettes.
Comme dans les magasins proposant de l'alcool, les vendeurs, en cas de doute, doivent demander la carte d'identité du jeune qui souhaite en acheter.
Pour revenir à votre question, je pense que vous pourriez informer le responsable de la station-service, et non seulement la vendeuse, qu'il risque jusqu'à frs 20'000.-  d'amende en cas de vente à un ou des mineurs. Par ailleurs votre citoyenneté pourrait aller jusqu'à le prévenir que vous êtes prête, pour que l'application de cette loi soit effective, à le dénoncer à la police communale de votre commune.
Le risque pécuniaire, à lui seul, est malheureusement souvent le déclencheur de comportements plus respectueux de la santé d'autrui.
Je vous souhaite un franc succès dans votre démarche et vous adresse mes meilleurs messages.

Cannabis et casier judicaire 20.06.2011
Pseudo:
bodotic (féminin, VS, 1989)
Thème(s):
Législation et politique
Substance(s):
Cannabis
Question:

Bonjour,

 

Mon problème est simple. Par un concours de circonstance, le permis m'a été retiré pour consommation de cannabis (test de salive positif).

 

A l'hôpital, le médecin a décrété que j'avais une légère inaptitude à la conduite.

 

Je souhaite savoir ce qu'il en est des traces dans le casier judiciaire, que je ne souhaite pas laisser "s'entâcher" à cause de cet écart de conduite (il est vierge à la base).

 

Je vous remercie par avance pour votre réponse.

 

 

Réponse:

Bonjour,

Merci de la confiance que vous témoignez à l’égard d’Addiction Info Suisse en posant votre question.

Selon la juriste du service cantonal des automobiles à Sion, lors de dépistage de cannabis chez un conducteur, le fait est inscrit dans le casier de circulation, c’est une mesure administrative. Par contre, la mesure juridique dépend du jugement et c’est donc le tribunal, en fonction de la gravité de la faute, qui décide ou non de l’indiquer dans le casier judiciaire.

Meilleurs messages,

trop d'Internet 14.06.2011
Pseudo:
biblu_m (masculin, NE, 1986)
Thème(s):
Adresses
Substance(s):
Comportements compulsifs
Question:

Bonjour Voilà je souffre d'addiction a internet je peux passer des journée entière dans mon lit avec mon ordinateur portable Je rentre je l'allume directe je me réveille je l allume je me couche a des heure pas possible.

 

J'ai perdu toute envie de faire autre chose que se soit loisir ou vie social même quand je reçois je reste très peu de temps sans mon ordi. J'ai l'impression que c'est la seule chose qui me permet de m'évader et ne plus réfléchir.

 

J'en suis malheureuse et je risque de détruire mes relations amicales familiale amoureuse.

 

J'ai essayé plusieurs fois mais sans succès je suis très vite nerveuse irrité.

 

Je saute des repas ou les emportes devant l'ordi.

 

J'aimerai savoir si il existe une sorte de thérapie de groupe ou autre sur Neuchâtel ou qu'est-ce que je peu faire pour m'en sortir

 

Merci

 

Réponse:

Bonjour,
Je vous remercie pour votre message.
Ce que vous décrivez de votre lien à Internet indique bien une forte dépendance. Vous en êtes conscient et vous
craignez que cela puisse altérer voire détruire vos relations sociales.
Je crois que vous avez bien raison de demander de l'aide, cela d'autant plus que vous avez plusieurs fois, essayé
par vous-même, de réguler et de contrôler votre "consommation" d'Internet.
En parler et vous faire accompagner dans une démarche thérapeutique est vraiment important.
Voici l'adresse que je vous propose sur Neuchâtel. Il s'agit de la:
Fondation Neuchâtel Addiction
Drop-in Fausses-Brayes
2000 Neuchâtel
Tel: 032 729 90 68

Je suis sûr qu'ils sauront être à l'écoute de votre demande.
Nous sommes bien entendu là pour d'autres renseignements si vous en avez besoin.

Comment aider mon frère alcoolodépendant 19.05.2011
Pseudo:
tom1974 (féminin, VD, 1974)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour,

 

j'ai un jeune frère, il a 34 ans, qui est alcoolique depuis des années. Il a suivi plusieurs fois des cures mais n'a jamais pu arrêter. Depuis 2-3 ans ca devient pire. Fréquemment il reste chez lui pendant une semaine, sans sortir, à boire, sans manger, sans dormir. On le récupère après une semaine pour l'amener au CHUV où ils le gardent 1-2 nuit, le remettent sur pied, ca va pendant quelques semaines, il retourne travailler. Il croit qu'il gère, cesse les traitement et le suivi psychologique et tout recommence. Il est tres seul, n'a pas d'amis, il n'a plus que sa famille. Il est dans une grande dépression et rien ne peux l'aider. Nous essayons mais rien ne fonctionne. Nous sommes tous épuisés et ne savons pas comment faire face.

Je crois qu'il veut se détruire et que rien ne peux le retenir á la vie. C'est une pensée très dure à accepter et je ne sais pas comment faire. C'est encore plus dure pour notre mère.

J'ai peur qu'il nous entraine avec lui dans sa chute.

Nous sommes inquiets et ne savons pas comment réagir. Comment peut-on l'aider tout en se protégeant? Comment se protéger, s'éloigner, le laisser tout en vivant avec sa conscience?

Comment se comporter? Je ne sais plus, pouvez vous m'aider?

merci,

 

Réponse:

Bonjour,

Je vous remercie de la confiance que vous témoignez à l'égard d'Addiction Info Suisse en posant votre question.

Vous et votre famille êtes dans une grande souffrance due à la consommation excessive d'alcool. Vous vous sentez impuissante, inquiète, toujours en alerte et dans la crainte d'une rechute de votre frère. Vous craignez que sa maladie entraîne toute la famille dans sa chute. Il est vrai que l'alcoolisme d'une personne touche toute la famille. J'annexe ci-dessous 2 brochures sur ce thème qui vous donneront un éclairage sur les mécanismes destructeurs de cette maladie ainsi que des pistes pour aider à faire face.

Vous vous demandez comment vous comporter. La première chose serait d'entreprendre quelque chose pour vous. Vous pouvez, par exemple, prendre contact avec le centre d'aide de la FVA de votre région (info sur www.fva.ch). Vous pourrez dialoguer en toute confiance avec des professionnels discrets et compétents. Quant à l'attitude à avoir avec votre frère, dites-lui votre inquiétude en parlant en "je" et encouragez-le à se faire soigner.

Bonne continuation et n'hésitez pas à revenir poser vos questions si vous en avez envie.

Achat compulsif 18.05.2011
Pseudo:
Minimoi (masculin, FR, 1988)
Thème(s):
Adresses, Aide pour soi
Substance(s):
Comportements compulsifs
Question:

Bonjour. Depuis deux ans et pour la première fois un job à 40 % (je suis aux études mais j'habite chez mes parents, ce qui me permets de garder cet argent pour mes autres dépenses que le loyer), j'ai remarqué que j'avais un problème vis-à-vis du shooping. En effet, j'ai toujours été une accro aux beaux vêtements/chaussures mais depuis deux ans cela s'est aggravé dramatiquement. J'ai fini par contracté des dettes de trois fois mon salaire par mois.Mes proches ne le savent pas, ils me faisaient déjà tellement de remarques sur mon comportement excessif auparavant.C'est simple:quand je vois quelque chose que je veux, il me le faut tout de suite. Quand ça ne va pas, je vais dans les magasins, j'habite au centre-ville. Je suis malheureuse quand je ne n'achète rien mais dès que j'ai acheté quelque chose, je me sens coupable et lasse et ça ne règle rien. Je ne résiste jamais puis vient ce sentiment d'échec, etc.

Pour la première fois de ma vie le mois passé j'ai eu un déclic, fais une comptabilité, régler mes dettes et vendu la moitié de mon armoire. Mais je sais que je suis très faible, en plus je m apprête à traverser une très mauvaise passe de ma vie et dans ce cas, faire les magasins non stop a toujours été ma solution. Je ne veux pas y céder. Je ne suis pas prise au sérieux quand je parle de cette addiction car les gens ne savent pas faire la différence entre aimer les habits et maladivement accro au shopping- au point de choisir entre un pull ou manger a midi et choisir le premier sans hésiter. J'ai besoin d'aide. Au début je faisais du déni mais maintenant je reconnais que c'est une maladie et je veux changer.

Ma question: où puis-je trouver des informations sur ces comportements?Que me conseillez-vous? Suis-je la seule?Existe-t-il des thérapies spécialisées ou de groupe? Il me faut de l'aide. Merci.

Réponse:

Bonjour,

Je vous remercie de la confiance que vous témoignez à l'égard d'Addiction Info Suisse en posant votre question. Vous n'êtes pas la seule à souffrir de ce comportement, la plupart de ces personnes ont besoin que l'entourage insiste vraiment pour qu'elles acceptent de se soigner. Vous, vous avez eu le courage de voir la réalité en face, de trouver déjà des solutions pour "éponger" vos dettes, bravo c'est un premier pas décisif!

Ce que vous décrivez est effectivement une forme de dépendance sans substance qu'on appelle "achats compulsifs" et des prises en charge existent. Ce sont des thérapies individuelles dans lesquelles les personnes travaillent surtout sur la notion d’un autocontrôle à mettre en place lorsque survient une émotion négative susceptible de conduire vers des dépenses excessives.

A Fribourg, vous pouvez vous adresser à l'UTA, Unité de Traitement des Addictions, Rue d'Alt 3, Tél. 026 305 9000. Des personnes compétentes et discrètes pourront vous accompagner judicieusement dans votre démarche et avec qui vous pourrez fixer des objectifs, parler de votre souffrance.

Bonne suite, prenez bien soin de vous

Pourquoi ne se fait-il pas soigner? 13.05.2011
Pseudo:
jeanne99 (masculin, VD, 1999)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

pourquoi il ne veut pas se faire soigner

 

Réponse:

Bonjour Jeanne29,

J'espère que tu as bien reçu mes réponses précédentes et qu'elles t'ont aider à comprendre un peu cette maladie.

Je ne dirai pas qu'il ne veut pas être soigné, je pense plutôt que pour l'instant, la personne  qui est dépendante de l'alcool n'arrive pas encore à accepter qu'elle est malade, malade de l'alcool. Elle croit qu'elle maîtrise sa consommation et tu vois certainement que ce n'est pas le cas. La plupart des personnes dépendantes, prennent du temps avant de consulter un spécialiste, ça fait partie de la maladie, on appelle ça le déni, c'est-à-dire, l'incapacité de voir en face sa maladie. Pour ces personnes c'est extrêmement difficile de se dire alcoolique. Souvent, c'est l'entourage ou des amis qui à force de persuasion aide la personne dépendant à reconnaître sa maladie. 

Tu ne m'as pas dit si tu peux parler à une personne de confiance de ce que tu ressens, de tes soucis à l'égard de la personne alcoolique? Je t'encourage à le faire, tu ne dois pas rester seul avec cette souffrance. Tu as déjà réussi à écrire, c'est déjà une premier pas, bravo, continue à chercher des informations!

Bon courage, prends bien soin de toi et bonne fin de semaine.

Il change toujours d'humeur, 11.05.2011
Pseudo:
jeanne99 (masculin, VD, 1999)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

pourquoi il change tout le temps d humeur

 

Réponse:

Re-bonjour jeanne99,

Si la personne qui consomme change souvent d'humeur, cela est dû à sa dépendance. L'alcool agit sur le cerveau et sur tout le corps. Il modifie la manière de se sentir, la manière de voir la réalité, la manière d’être avec les autres, l'humeur. Une personne qui a trop bu peut avoir un comportement différent de son comportement habituel. L’alcool peut aussi rendre violent et méchant.

N'hésite pas à aller sur le site www.papaboit.ch

Prends bien soin de toi! Bonne suite

Pourquoi ne veut-il pas arrêter de boire? 11.05.2011
Pseudo:
jeanne99 (masculin, VD, 1999)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

Pourquoi il ne veut pas arreté de boire

Réponse:

Bonjour Jeanne99,

Merci pour ta question, c'est très courageux de ta part de le faire, bravo! Tu te demandes "pourquoi il ne veut pas arrêter de boire"? Je suppose que tu veux parler de ton papa ou d'une personne qui t'est très proche. Pour le moment, cette personne n'arrive pas à arrêter de consommer de l'alcool, il n’est pas facile d’arrêter de boire quand on est alcoolique, c'est-à-dire malade de l'alcool. Avec les années, l'alcool, apporte des modifications dans le corps de la personne qui boit et au fil du temps elle en a besoin pour fonctionner. Souvent, on ne réussit pas à guérir sans se faire aider par des professionnels (médecins, etc.). Et parfois, les personnes alcooliques ne sont pas prêtes à se soigner car elles n’arrivent pas à accepter qu’elles sont malades.

C'est peut-être la première fois que tu en parles à quelqu'un mais sache que tu as le droit de parler de ce que tu vis et de demander de l’aide si tu en as besoin. Tu peux, par exemple, parler à ton parent qui ne boit pas, à un oncle ou une tante, un ami de la famille, au médiateur ou l'infirmière scolaires, à un ami en qui tu as confiance...

Tu peux aussi aller sur le site destiné aux enfants qui ont un parent dépendant: www.papaboit.ch. Tu verras que d'autres enfants de ton âge souffrent aussi de la maladie de leur parent ainsi que certaines réponses à tes interrogations.

Bon courage et n'hésite pas à poser de nouvelles questions si tu en as envie.

besoin d'un groupe de parole 24.04.2011
Pseudo:
Anne (féminin, , 1968)
Thème(s):
Aide pour soi
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour

 

Agée de 43 ans j'ai toujours vécu dans un état de stress-insécurité et peur permanente liée à des idées que la vie ne peut jamais s'arranger. J'ai eu une mère alcoolique dépréssive, un père homosexuel absent

Je suis en thérapie suite à un divorce afffreux ( mari homosexuel refoulé et allié à des troubles psychiatriques graves mais pas d'alcool de la drogue en faite) depuis 1.5 ans et souffre apres chaque rupture de crise d'angoisse-idée suicidaire et ne peut plus actuellement durant mes temps libre sortir de mon lit , le jour me fait peur j ai envie de mourir et ne tient le coup que par la peur de me louper de de perdre alors aussi mon travail si je me loupe

 

je me suis rendue compte qu en fait tout cela, ou une grande partie, vient de mon enfance

je ne sais plus quoi faire ma thérapie n avance pas sur ce point

 

ou puis-je rencontrer des groupes de paroles, des aides pour adultes ayant eu des parents alcooliques? merci

Réponse:

Bonjour Madame,
Je crois qu'il est important de donner du sens à ce qui nous empêche d'avancer et qui nous cristallise dans la peur. C'est, il me semble, la démarche que vous essayez de suivre et je la comprends.
Vous dites que votre thérapie n'avance pas trop dans le processus de compréhension de que vous vivez aujourd'hui et les racines que vous pensez se trouver dans votre passé. Vous avez peut-être raison, mais il faut aussi savoir qu'une thérapie prend du temps et que la patience fait, "malheureusement", partie de la démarche thérapeutique.
Je comprends néanmoins votre envie de tirer d'autres fils, de rechercher d'autres pistes, de partager des expériences avec des personnes ayant eu un parcours semblable au vôtre et par la même obtenir une forme de soutien non négligeable.
Pour ce faire, je vous conseille de contacter Al-anon, un groupe d'entraide pour les familles et amis de personnes alcoolo-dépendants! Ils ont site Internet (www.alanon.ch )qui vous informe sur leur démarche et leur approche. Vous pouvez également les joindre par téléphone au numéro suivant: 0848 848 833.
Je vous encourage vivement à les contacter pour vous sentir épaulée d'une autre manière dans ce long processus de reconstruction.

N'hésitez pas à nous recontacter au besoin.

Bien à vous.

Ou retrouver ma question? 14.04.2011
Pseudo:
Engival (féminin, VD, 1947)
Substance(s):
Alcool
Question:

Ou peut-on voir la réponse à ma question

Réponse:

Bonjour,

En vous identifiant avec votre pseudo,  sur la droite de l'écran, vous aurez accès à la réponse à votre question.

Meilleurs messages, 

Consommation de cannabis = aucune solution. Un an après ma dernière question sur ce site, ce n'e... 09.04.2011
Pseudo:
corazon (féminin, VD, 1957)
Thème(s):
Aide pour soi
Substance(s):
Cannabis
Question:

Consommation de cannabis = aucune solution.

Un an après ma dernière question sur ce site, ce n'est plus une question que je vous pose, juste une constatation. Je peux vous dire qu'il n'y a, hélas, rien à faire pour lutter contre la drogue, que ce soit du cannabis, de la coke, de l'héro ou autre. Le ou les jeunes qui consomment n'en ont rien à foutre de leurs proches ni des conséquences pour leur santé.

Mon fils consomme depuis 2 ans et cela a empiré. Il est en échec au niveau de son apprentissage, tout le temps malade physiquement ou psychiquement, il est devenu violent et ingérable. Je suis maintenant à bout et j'ai deux choix: soit je l'entretiens pour une durée indéterminée ainsi que sa copine qui est tout le temps chez moi, soit je les mets dehors et je tourne la page.

La drogue, en Europe et à Lausanne particulièrement , est partout. Il est aussi facile d'en acheter que du pain. C'est une problématique mondiale, un commerce qui fait vivre beaucoup de monde finalement. Du gros au petit trafiquant, du consommateur au soigneur... tout le monde se régale. Vouloir lutter contre ce gigantesque marché n'a strictement aucun sens.

 

Réponse:

Bonjour,

Merci pour la confiance que vous nous témoignez en posant votre question. Je comprends que vous ne sachiez plus que faire avec votre fils qui consomme et devient violent à votre égard et ingérable. Vous ne devez pas rester seule avec cet immense souci mais aussi vous protéger des violences liées à sa consommation.

La première piste que j'aimerais vous donner est de prendre contact avec des professionnel-le-s du domaine des addictions. Vous pouvez, par exemple, vous adresser au CAP à Lausanne, qui est un centre de prévention de la Fondation du Levant, tél. 021 721 41 11. Ce sont des personnes compétentes et discrètes qui pourraient vous accompagner dans la réflexion et vous aider, notamment, à mettre des limites à votre fils. Vous dites que votre fils habite à la maison, vous pouvez lui demander qu’il participe à la gestion du ménage, comme faire son lit, nettoyer sa chambre et participer financièrement au loyer par exemple…

Une 2e piste serait de vous adresser à votre médecin de famille qui pourrait au besoin vous diriger vers un spécialiste afin que vous puissiez discuter de votre fils mais aussi trouver des solutions pour vous aider.

Bon courage, et n’hésitez pas à pose de nouvelles questions.

prescription de subutex 06.04.2011
Pseudo:
Espoir11 (masculin, FR, 1967)
Thème(s):
Traitement, Aide pour un proche
Substance(s):
Héroïne et opiacés
Question:

Bonjour,

Depuis octobre 2010, ma fille, âgée de 19 ans, suit un traitement de substitution à l'héroïne au moyen du Subutex.

Elle cherche un emploi (jusqu'ici sans succès) et son médecin ne veut pas arrêter le subutex tant qu'elle n'a pas une vie stable et réglée, l'ennui et le désoeuvrement étant des facteurs importants de rechute (ce avec quoi je suis tout à fait d'accord). De 4mg de Subutex par jour, le médecin a augmenté à 8mg (car elle pensait encore parfois à l'héroïne) et veut passer à 16mg puis éventuellement 32mg. Tant ma fille que moi-même refusons pour l'instant car nous avons peur qu'elle ne puisse plus s'en passer, que le sevrage soit très difficile voir impossible. Sa consommation d'héroïne se montait à 0.5 gr/jour en fumée (jamais d'injection) et a duré environ 10 mois.

 

Nos craintes sont-elles justifiées? Y-a-t-il une réelle nécessité d'augmenter autant le dosage?

 

Réponse:

Bonjour Monsieur,
Je comprends fort bien votre interrogation. Néanmoins, je sais qu'il est assez courant d'augmenter les doses de méthadone ou de subutex lors d'un traitement de substitution à l'héroïne.
Mais que cela vous inquiète, notamment à cause des risque d'un long sevrage, est compréhensible.
Comme je ne suis pas médecin addictologue et ne voudrais pas vous répondre d'une manière erronée concernant cette prescription de subutex, je vous propose de contacter, au choix, l'une des ces deux centres de consultation.
Le premier est celui d'addictologie des HUG (hôpitaux universitaires de Genève): tel: 0041 22 716 55 11. Le second est l'unité de toxicodépendance - centre St-Martin à Lausanne: tel: 0041 21 314 84 00. L'un comme l'autre sont des centres réputés pour l'excellence de leurs services. Ils sauront répondre à vos interrogations et préoccupations.
Nous restons à votre disposition

demande d'aide parce que mon père boit 22.03.2011
Pseudo:
moi-mm (masculin, VD, 1989)
Thème(s):
Aide pour soi
Substance(s):
Alcool
Question:

Mon père consomme trop d'alcool et ceci tous les jours. Nous avons perdu contact principalement à cause de cette dépendance. Aujourd'hui je ne demande pas de l'aide pour lui mais pour moi. Je n'arrive pas à accepter que mes amis et particulièrement mon copain boivent de l'alcool, même lors de soirées. C'est un réel problème qui m'enferme dans ma souffrance et qui m'éloigne encore une fois des personnes que j'aime. Comment stopper ou diminuer cette peur de l'alcool ? Merci infiniment et du fond du coeur pour votre réponse.

Réponse:

Bonjour,
La consommation excessive, la dépendance à l'alcool d'un parent est quelque chose de difficile à vivre. Elle perturbe le fonctionnement de la famille, modifie les repères essentiels à la construction de la personnalité, altère la communication entre les divers membres de cette même famille et, comme vous le dites bien, change le rapport que l'on avec l'alcool.


Vous n'arrivez pas à accepter que vos proches, amis et copain boivent de l'alcool. Probablement que leur consommation vous rappelle celle de votre père et que vous faites des liens qui vous font souffrir.
Vous avez raison de rechercher de l'aide pour vous. Il est difficile, voir impossible de changer le comportement des autres. Par contre, nous pouvons agir sur nous-même.
Pour ce faire je vous propose de contacter ou de consulter le site Internet de l'association Al-Anon (www.alanon.ch), qui est un groupe d'aide pour les personnes touchées par la consommation d'alcool d'un proche. Je vous donne également le numéro de téléphone de la permanence téléphonique 0848 848 833.

Je suis sur que vous trouverez de l'aide auprès de ces groupes de parole.


Je vous signale également que vous avons édité une brochure qui donne des informations et des conseils pour l'entourage d'une personne dépendante de l'alcool: "Alcoolisme: les proches sont aussi touchés".

Voici le lien hypertexte pour la consulter on line:
www.addiction-info.ch/fileadmin/user_upload/DocUpload/Alcool_proches.pdf

Bien à vous.

Le père de ma fille s'alcoolise, que faire pour assurer la sécurité de mon enfant? 22.02.2011
Pseudo:
Belinda (masculin, VD, 1972)
Thème(s):
Aide pour un proche, Prévention
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour,

Je suis maman d'une petite fille de 5 ans. J'ai vécu durant plus de 10 ans avec son père, alcoolique, avant de le quitter alors que notre enfant avait un peu plus d'1 an. La consommation de ce dernier était quotidienne et si l'on peut dire "contrôlée", ponctuée de crises graves où il pouvait se trouver inconscient et perdre tout souvenir de ses actes. Il a toujours nié son problème et n'a jamais entrepris aucun traitement à ma connaissance.

 

Notre fille va 1 week-end par moi chez son père, et le voit en semaine également. Elle m'a raconté dernièrement qu'elle a dû le secouer longtemps et fort un lundi matin pour qu'il se réveille et l'emmène à l'école, même matinée où j'ai reçu plusieurs message de son père, visiblement incohérent, et je suppose, alcoolisé.

 

Comment puis-je garantir la sécurité de ma fille sans l'empêcher de voir son père ? Est-ce possible de lui parler déjà d'alcoolisme sans détruire l'image de son père ? En quels terme le fait-on avec un enfant de 5 ans ?

 

 

 

 

Réponse:

Bonjour,


Merci de la confiance que vous nous témoignez en posant votre question. Vous avez vécu des périodes difficiles avec les alcoolisations du père de votre enfant et aujourd’hui encore son comportement vous fait craindre pour la sécurité de votre fille et c’est votre devoir de la protéger.

"Les enfants ont droit à assistance et protection. Quand le bien de l'enfant est menacé et que les parents n'y remédient pas eux-mêmes ou sont hors d'état de le faire, l'autorité tutélaire ou le service de protection de la jeunesse prend les mesures nécessaires pour le bien de l'enfant."

Une des premières choses serait, si c’est possible, de parler ouvertement de vos craintes au père, sans l’accuser mais en cherchant ensemble des solutions pour que votre fille ne soit pas avec lui lorsqu’il s’alcoolise.

Vous pouvez également vous informer auprès d'un service pour la protection de l'enfance et de la jeunesse, ce premier pas peut être anonyme. Il n’est pas nécessaire de citer le nom de l'enfant pour parler de sa situation et se renseigner s'il est nécessaire de signaler la situation. Une procédure sera mise en œuvre que s'il y a signalement (téléphone et confirmation écrite décrivant la situation, ce qu'on a pu observer, etc.). Et même lorsqu'il y a signalement de mise en danger d'un enfant, l'autorité tutélaire déclenche une procédure de vérification de la situation, et ce n'est qu'au terme de celle-ci qu'une mesure sera ou non ordonnée, et il existe différents types de mesures, le retrait de l'autorité parentale et le retrait de la garde de l'enfant étant les mesures les plus extrêmes. Les différentes institutions intervenant pour la protection de l'enfance et de la jeunesse sont répertoriées par canton sous www.ch.ch


Quant à votre 2e question, vous pouvez effectivement parler avec votre fille du comportement problématique de son père. Soyez attentive à ne pas émettre de jugement sur son comportement sinon l'enfant se sentira déloyal de son père. Au contraire il faut lui dire combien sa démarche de briser le silence est nécessaire pour lui-même mais aussi pour son parent. Vous pouvez, par exemple, ouvrir le dialogue lorsque votre fille vous en parle. Lorsqu'un enfant ose parler de la consommation de son parent, il sort du secret et cela le libère d'un poids important. Pour parler de ce que l'enfant vit, vous pouvez utiliser un support, une histoire pour faire le parallèle entre l'histoire fictive et la réalité de l'enfant. A ce sujet, Addiction Info Suisse a édité un livre pour enfant « Boby », c’est l’histoire d’un petit chien qui a un maître alcoolodépendant. Vous trouverez les informations dans le site sous : matériel d’information, matériel pédagogique, petite enfance.

N’hésitez pas à poser d’autres questions si vous le souhaiter.

Trop, c'est combien? 19.02.2011
Pseudo:
ssasas (masculin, NE, 1972)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Alcool
Question:

Bonjour, j'ai une personne dans mon entourage que je trouve boit beaucoup trop par jour, à savoir environ 3 à 4 cannettes de biere de 50 cl (biere alcoolisée à 5,4%) en espace de 3 à 4 heures... est-ce normal? est-il devenu alcoolique? Merci beaucoup pour votre réponse. ssasas

Réponse:

Bonjour,

Merci de la confiance que vous témoignez en posant votre question. Je comprends votre inquiétude et votre volonté d’en savoir plus sur les risques qu’entraîne la consommation d’alcool.

Généralement, les hommes adultes en bonne santé ne devraient pas boire plus de deux verres standards par jour et les femmes, adultes en bonne santé, pas plus d'un seul. Une personne qui boit occasionnellement un peu plus devrait en rester à 4 verres. Pour plus d’informations et de détail sur les problèmes liés à la consommation, voi ci-dessous:

Alors que puis-je faire me direz-vous ? Vous pouvez parler à la personne de vos inquiétudes, même s’il n'est pas facile de trouver les mots justes pour dire à la personne concernée ce que l’on ressent. Il arrive parfois que les paroles résonnent comme des accusations ou des blâmes et la personne consommatrice se sent agressée et peut réagir fortement. C'est pourquoi il est important de parler en disant "JE". Ainsi plutôt que dire "Tu ne m'écoutes jamais", mieux vaut dire "J'aimerais que tu m'écoutes". Mieux vaut dire "Je m’inquiète au sujet de ta consommation", plutôt que reprocher "Tu bois trop". Un dialogue devient ainsi possible sans que l'un ou l'autre interlocuteur ne se sente coupable ou pris en faute et ne puisse réagir que par la défensive. Proposez-lui éventuellement de faire un test, voir ci-dessous.

N'hésitez pas à surfer sur le site - vous y trouverez d'autres informations qui pourraient vous aider. Nous restons à disposition.

Notre maman de 80 ans consomme trop de médicaments mais nie 15.02.2011
Pseudo:
cricrounette (masculin, VS, 1958)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Médicaments
Question:

Bonjour,

Notre famille suspecte que notre mère (80 ans), à qui son médecin traitant a prescrit depuis fort longtemps du Lexotanil pour dormir (3mg), en consomme en cachette. Elle parle comme si elle avait une patate dans la bouche, elle ne participe pas aux conversations, tombe souvent.... et vient de se casser le poignet.

Nous lui avons fait part de nos "soupçons", elle nie. Elle dit qu'elle prend que pour dormir et seulement quelques fois pendant la journée quand elle se sent stressée. Mais son attitude nous dit autrement, nous dit qu'elle en prend BEAUCOUP. Elle a ses cachettes que nous n'avons pas trouvé...

Que faire? elle n'entend pas nos préoccupations.

Elle entre en maison de convalescence jeudi pour un mois pour se remettre de son poignet. Nous pensions la sevrer à ce moment là, mais nous craignons la rechute à la rentrée, car pour elle, elle n'a pas de problème. Elle habite seule, et conduit....

Au secours!

Cricrounette

 

Réponse:

Bonjour,

Vous êtes inquiet au sujet de la consommation de Lexotanil de votre maman de 80 ans qui, de son côté, nie le problème quand vous l'évoquez avec elle. 

Il ne faut pas perdre courage et aborder à nouveau la question avec elle. Comment le faire? Voici quelques pistes:

- parlez de votre inquiétude, de vos sentiments: Je suis inquiet pour ta santé, j'ai envie que tu ailles bien, etc.

- parlez des faits, comme vous l'avez fait dans ce message: le fait de parler de manière pâteuse, de tomber souvent.

- rappelez-lui les risques du Lexotanil, au besoin, lisez ensemble la notice du médicament.

- dites-lui aussi que votre but n'est pas de la priver d'aide médicamenteuse mais de faire en sorte qu'elle soit sans effet secondaire.

Si cela ne suffit pas à entamer le dialogue autour de cette question, vous pouvez encore lui dire qu'étant donné votre inquiétude, vous souhaitez en parler avec son médecin traitant.

Lors de son séjour en maison de convalescence, il sera important d'entrer en contact avec le personnel soignant pour parler de votre inquiétude, de votre souhait de sevrage mais également de la suite, une fois votre maman de retour à la maison. Idéalement, son médecin traitant devrait être partie prenante de la démarche.

Je vous joins également le lien vers une brochure que vous pouvez télécharger ou commander gratuitement, qui pourra peut-être aussi vous aider dans le dialogue avec votre maman.

Nous restons à votre disposition.

pourquoi interdire le tabac et vouloir légaliser le cannabis 07.02.2011
Pseudo:
Kitesurf (masculin, JU, 1973)
Thème(s):
Législation et politique
Substance(s):
Tabac, Cannabis
Question:

Bonjour,

 

On fait de la prévention ce qui est très bien, mais il faudrait aussi s'occuper du problème à la base, c'est à dire être plus sévère avec les dealers! Les autorités suisses sont trop cool avec le cannabis etc. On interdit la fumée dans les lieux publiques et en même temps on parle de légaliser le chanvre...qu'on m'explique où est la logique dans cette histoire !

Réponse:

Bonjour,

Vous vous interrogez sur la pertinence des mesures différentes proposées pour le cannabis et le tabac.

Face aux substances psychoactives susceptibles d'entraîner des risques pour la santé, il y a un premier choix à faire: soit les placer sur la liste des substances illégales, soit en faire un produit légal.

Dans le premier cas (c'est celui du cannabis, de la cocaïne, etc), la substance est interdite. Ce qui donne un signe clair et devrait être dissuasif. Cependant, la consommation existe, également chez les jeunes. Et du fait que les substances sont interdites, tout le marché est aux mains du marché noir, non réglementé, sans aucun contrôle sur les produits vendus. Cela signifie aussi de gros efforts policiers pour lutter contre le trafic, ce qui s'avère difficile étant donné l'attractivité d'un marché non réglementé où les profits peuvent être immenses.

Dans le deuxième cas (c'est celui du tabac et de l'alcool), le produit est légal, mais soumis à différentes réglementations: limitation de la publicité, limitation dans les heures ou lieux de vente, possibilité d'agir sur le prix, possibilité de prélever un impôt pour financer la prévention, etc. Même si le marché est aux mains de producteurs très soucieux de leur profit, il est néanmoins possible d'avoir des mesures limitant l'impact pour la santé des personnes.

Les partisans de la légalisation du chanvre estiment qu'il serait plus facile de contrôler le marché, celui-ci étant réglementé par l'Etat (comme c'est le cas en partie avec l'alcool et le tabac). Ce qui signifierait notamment que des mesures structurelles seraient appliquées, comme l'interdiction de vente aux mineurs et l'interdiction de consommer dans les lieux publics.

Chaque solution a ses avantages et ses inconvénients.Il faut tenir compte de la prévalence de la consommation, du contexte culturel, etc. Le but de ces mesures étant au final de protéger au mieux la santé des citoyennes et citoyens.

Nous restons à votre disposition.

vie associative 20.01.2011
Pseudo:
rebel125 (féminin, VD, 1943)
Thème(s):
Infos générales
Substance(s):
Aucun produit cité
Question:

une assemblée générale d'une société peut-elle être validée si seulement deux membres du comité sont présents. Pas été informé que les autres membres avaient démissionnés au 31 décembre dernier

Réponse:

Bonjour,

notre service est spécialisé dans les addictions. Pour vous renseigner sur les fonctionnements des associations, je vous suggère de prendre contact avec l'association AVEC, qui est un centre d'appui à la vie associative:

Automutilation 10.01.2011
Pseudo:
truchopa (masculin, Frankreich, 1960)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Aucun produit cité
Question:

Bonjour, pourquoi ne parlez-vous jamais de la dépendance à l'automutilation ? C'est malheureusement une pratique qui semble en grande évolution chez les adolescents et qui se traite avec les mêmes outils que ceux liés à la dépression et aux dépendances.

Réponse:

Bonjour,

Merci de votre question. Il semblerait, effectivement, que l’automutilation soit une pratique qui s’amplifie au sein de la population, notamment, adolescente. Ce comportement est le symptôme d’une grande détresse, un appel à l’aide, une manière d’exprimer un mal-être qu’il s’agit de prendre au sérieux, la personne n’ayant plus la capacité de verbaliser ses émotions... Alors que faire ? Comment lui venir en aide ?

Si vous vous connaissez une personne qui s’automutile, il serait important de pouvoir discuter de son comportement de manière ouverte et sans que celle-ci se sente accusée; en parlant en « je » et l’inciter à avoir recours à une prise en charge psychologique. Avec la personne concernée, les professionnel-le-s travaillent notamment sur l’identification des éléments déclencheurs, élaborent des stratégies pour faire face à ces éléments sans se mutiler ainsi que sur le renforcement de l’estime, de la confiance en soi, tout comme ils le font avec des dépendances avec substances.

Par rapport à notre institution, le focus de notre travail est sur les substances psychoactives et le jeu. Malheureusement, nous n’avons pas les ressources nécessaires pour traiter tous les aspects de la santé des jeunes, même si ceux-ci ont des similitudes avec les addictions aux substances psycho actives. Etant donné que nous nous situons à Lausanne, je n’ai pas la connaissance des professionnels français, pour obtenir une adresse dans votre région vous pouvez vous adresser à la MILDT : www.drogues.gouv.fr/etre-aide/lieux-daccueil/consultations-jeunes-consommateurs/index.html

Nous restons à disposition.

Dépendances au sexe et aux drogues 08.01.2011
Pseudo:
marco1978 (féminin, GE, 1978)
Thème(s):
Aide pour un proche
Substance(s):
Cocaïne, crack
Question:

Bonjour,

Je suis gay et suis parti à Bruxelles faire la fête pour le 31.J 'y suis allé pour faire la fête (discothèque) et pour avoir de multiples relation sexuelles. J'ai pris de la coke, speed, crystal alors que jusqu'à maintenant je prenais "que" quelques lignes de coke pendant des jeux sexuels+fête.

 

Il est clair qu'en prenant ces substances on se sent plus "chauds" au niveau libido. Et comme on dit, on a toujours envie d'aller plus loin, de connaitre de fortes émotions. Bref, de retour en Suisse je me sens sale, marre d'associer les fêtes à la drogue. Je ne veux plus en prendre et stabiliser ma vie du point de vue sentimental.

 

Ma question est la suivante: peut-on parler d'addiction au sexe? c'est à dire puis-je me considérer comme un drogué du sexe? tellement drogué que j'ai besoin d'en plus de rajouter des drogues pour aller "plus loin"? qu'en pensez-vous? dois-je me concentrer sur mon addition au sexe ou/et aux drogues?

 

Merci pour votre réponse

Réponse:

Bonjour,

Merci de la confiance que vous nous témoignez en posant votre question. Et bravo d’analyser vos sentiments et de chercher des pistes pour répondre au mieux à vos besoins profonds, vos « vrais » besoin.

Après vos fêtes bruxelloises vous vous sentez « sale » et avez envie de stabiliser votre vie sentimentale. Poser ainsi les idées est déjà un premier pas qui va vous aider à réaliser les autres.

Effectivement on peut parler de dépendance au sexe, comment on parle de dépendances aux drogues. Et dans votre situation on peut se demander quelle dépendance entraîne l’autre ? Il est également important de savoir, et vous l’avez certainement expérimenté, la drogue désinhibe ; la personne qui en consomme peut avoir des comportements qui la laissent insatisfaite, « sale », des attitudes qui entraînent une mésestime de soi… Alors que faire pour changer ? Pour vous sentir mieux dans vos baskets ? Pour stabiliser votre vie affective ? Nous vous transmettons ci-dessous quelques pistes, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux.

Dans un premier temps fixez-vous de petits objectifs. Vous pourriez, par exemple, renoncer à toutes formes de drogues – tenez-vous en à 2 verres d’alcool lors de sorties en disco. On peut tout à fait s’éclater sans se « péter » complètement et vous en êtes certainement capable de le faire !

Les sentiments authentiques épanouissent, comment pensez-vous les favoriser ? Une piste serait de rencontrer uniquement les copains avec qui vous vous sentez bien, qui vous respectent et avec lesquels vous pouvez parler de vos préoccupations les plus intimes. Vous pourriez également en parler avec une personne de confiance… Prenez également du temps pour faire les choses pour vous, des activités qui vous « remplissent », qui renforcent votre estime de vous-même…

Pour traiter les dépendances, vous pouvez aussi vous adresse à des professionnel-le-s qui pourraient vous accompagner dans votre démarche. A Genève vous pouvez vous adresser à La consultation de la rue Verte 2, Tél. 022.372 55 50.

Nous vous souhaitons une belle année 2011 et restons à disposition.

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